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Le peintre de batailles

"Vos photographies ne montrent pas beaucoup de souffrance. Je veux dire que si elles refètent la souffrance, c’est toujours celle des autres; à quel moment avez-vous cessé d’avoir mal ?"

 

 

Seul dans une tour de guet perchée sur les falaises du sud de l’Espagne vit un homme retiré du monde depuis de nombreuses années, connu des habitants de la région pour réaliser sur les parois de cette tour une fresque immense, monumentale. Cet homme, c’est Faulques, ancien reporter de guerre.

Sa solitude va être interrompue par l’arrivée de Markovic, un ancien soldat croate. Les deux hommes se sont croisés il y a de cela bien longtemps, à Vukovar, sur le champ de bataille. De cette rencontre fugace est née une photo qui a fait de Faulques un photographe reconnu et récompensé et de Markovic le symbole des combatants croates pendant cete guerre. Une photographie qui a bouleversé sa vie. Aujourd’hui, Markovic revient pour demander des comptes à Faulques.

 

Le Peintre de batailles est une oeuvre d’une grande actualité, puissante et sombre, qui nous emmène loin, sur ces lieux de conflits, aux côtés de ces hommes et de ces femmes qui nous restituent la violence, la guerre et puis l’amour aussi parfois. Des témoins de notre monde et de ses excès. Oui, mais à quel prix ?

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"Dans un monde où l’horreur se vend comme de l’art, ou l’art naît déjà avec la prétention d’être photographié, je ne prétends pas résoudre le problème, le comprendre ou l’assumer. Il fait seulement partie du voyage vers le lieu où je vais. Un lieu que je reconnaîtrai quand j’y arriverai."

Note d'intention

Nous sommes submergés par les images montrant la guerre et les conflits, que ce soit à l’autre bout du monde ou aux portes de notre pays. Toujours plus «chocs», plus violentes, ces photographies envahissent les magazines, les journaux, la télévision ou encore le net.

 

Qui sont ces hommes et ces femmes qui parcourent le globe pour nous ramener ces photos du bout du monde? Sont-ils toujours justes, honnêtes et impartiaux? Et qu’en est-il de ceux qui, pendant un court instant, avec ou sans leur accord, sont devenus les modèles de ces photographes?

 

C’est en me posant toutes ces questions que m’est venue l’envie de créer cette pièce. De raconter l’histoire de ces gens, dans leur réalité, de raconter leurs vies bouleversées par une photographie. L’impact et la répercussion. Et, surtout, l’après. Interroger, aussi, sur la notion de responsabilité, la leur, la nôtre. Sans jamais porter de jugement ou faire preuve de moralité, je souhaiterais, à travers cette pièce, faire naître une réflexion sur notre implication dans les conflits et le pouvoir que nous détenons.

 

Car le peintre de batailles nous invite à un voyage poétique à la rencontre de personnages attachants et profondément humains, traversés de sentiments pluriels et puissants, qui se racontent simplement avec toujours en toile de fond cette terrible photographie.

 

Une vision lucide et responsable du besoin que nous éprouvons de consommer des images.

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Mise en scène et scénographie

L’action se déroule tantôt dans le présent, tantôt dans le passé. Les scènes s’enchaînent et l’es- pace-temps explose à la manière d’un montage cinématographique.

 

Le plateau se divise en deux espaces distincts.

Tout d’abord le plateau est recouvert de tapis de danse noir. Les pendrillons à l’italienne encadrent les côtés. Sur cette surface on trouve un champ de mine, qui va s’habiller de poteaux lumineux pour construire l’espace au fur et à mesure de la pièce.

Un plancher surgit dans cet espace comme une île au milieu du temps passé. Une lampe suspendue au-dessus de cette surface donne la possibilité de varier la symbolique de ce lieu, tantôt l’intérieur de la tour, tantôt des moments de vie en extérieur. Ce plancher sera habité par une table, deux chaises et une trappe où sont rangés les différents accessoires nécessaires.

 

La conception de ces deux espaces vient de l’envie de créer un contraste comme, être chez soi, et observer les atrocités des guerres qui se passent ailleurs.

Ces deux espaces sont poreux et au fur et à mesure de la pièce la limite devient flou. Nous avons choisi d'avoir un plateau épuré afin de permettre une rapidité dans l'action et de pouvoir proposer un voyage dans une dizaine de lieux et d'espace-temps différents.

Un troisième espace de jeu est possible, derrière un tulle noir présent en fond de scène. A l’image de la fresque, cette surface, comme un tableau vide, devient à son tour un mur, puis un tableau de lumière, il permet des jeux d’ombres et propose des ouvertures vers l’ailleurs.

 

 

 

Tout ceci sera mis en valeur par la lumière qui créera chacune des atmosphères propres aux différents lieux et aux différentes périodes du récit et permettra de figurer le temps qui passe, qui s'écoule, inexorablement.

Trois formats de lumière différents cohabitent. Les lumières des projecteurs “classique “ du théâtre. Les éléments de poteaux lumineux construits exclusivement pour la pièce. Et dans un 3ème temps, les acteurs qui incarnent le passé seront souvent amenés à éclairer eux même leurs espaces de jeu, grâce à des lampes de poches, lampes tempêtes, lampes de chevet et autre.

 

A cela s’ajouteront musique et sons créés spécialement pour la pièce. Pour garder l’idée d’un montage cinématographique, la musique sera composée comme une bande originale et com- plètement intégrée au cœur de la pièce en privilégiant l’interaction avec les comédiens. Il s’agira de créer en amont des tableaux sonores qui feront corps avec la mise en scène et accompagne- ront les comédiens dans leurs émotions de jeu. Cette «matière» sonore est composée de boucles musicales d’ambiances et de bruitages, participant pleinement à la création des différentes ambiances.

 

Le plus souvent en duo, parfois seuls devant un micro - ultime moment d’intimité - ou en groupe lorsque les espaces-temps explosent, les comédiens délivreront des récits intimes, exposeront leurs failles. Il s’agira avant tout de mettre en avant ce qui rend ces personnages humains : leurs défauts et leurs blessures, leurs échecs et leurs tentatives, mais surtout leur conviction et leur envie de toujours avancer et de se battre.

 

Explorant sans cesse le nombre illimité de suites et de conséquences qui peuvent survenir après le battement d’aile d’un papillon…

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"Il y a des choses qui ne se racontent pas, qu’on ne photographie pas. Dans l’espoir que le souvenir s’efface."

Le peintre de batailles

d’après le roman d’Arturo Pérez-Reverte

traduit de l’espagnol par François Maspero

 

mise en scène et adaptaton: Nelly Fantoni

 

scénographie et création vidéo:

Marion Forissier et Alice Panziera

créaton musique et sons: Renaud Pempie

régisseur général: Damien Gourlet

 

avec Camille De Preissac

Vincent Couesme

Nelly Fantoni

Léonard Forissier

Emmanuel Martin

 

graphisme et visuels: Charlotte Roy

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